On parle beaucoup d’alimentation, de stress, de sommeil, d’hormones…
Mais il y a un pilier de la santé qui reste encore trop souvent relégué au second plan : le mouvement.
L’activité physique est encore vue par beaucoup comme un bonus, un loisir, un truc qu’on fait quand on a le temps.
Ou, à l’inverse, comme une contrainte pénible, associée à la performance, à la transpiration ou à la salle de sport.
Pourtant, biologiquement, bouger n’est pas un luxe.
👉 C’est une condition de santé.
C’est exactement ce dont je te parle dans cet article — et aussi dans l’épisode 205 de mon podcast KINOA, que tu peux écouter en complément si tu préfères le format audio.
Dans cet article, on va voir ensemble pourquoi l’activité physique est indispensable à ta digestion, à ton énergie et à ton équilibre global, et surtout comment remettre du mouvement dans ta vie sans tomber dans le « tout ou rien ».
La sédentarité : un problème de santé silencieux
Quand tu dors mal, ton corps te le fait sentir très vite.
Quand tu manges mal, tu as souvent des douleurs digestives ou des variations de poids qui t’alertent.
Mais quand tu ne bouges pas assez… c’est plus insidieux.
La sédentarité ne provoque pas toujours de symptômes immédiats.
Elle s’installe doucement, presque invisiblement, jusqu’à devenir normale : journées entières assise, déplacements motorisés, loisirs sur écran.
Et pourtant, elle agit en profondeur.
Elle ralentit la digestion.
Elle favorise l’inflammation.
Elle fatigue le métabolisme.
Elle rigidifie le corps.
Elle perturbe le système nerveux.
Le plus problématique, c’est qu’elle est devenue banale.
Alors qu’à l’échelle de l’évolution humaine, rester assise dix heures par jour est une situation totalement nouvelle.
Ton corps, lui, n’a pas changé.
Il est conçu pour bouger.
Physiologiquement, l’absence de mouvement est interprétée comme un signal anormal : un corps qui ne bouge pas est, pour l’organisme… un corps malade ou un corps mort.
Quand le ventre parle… mais qu’on ne regarde pas du bon côté
En consultation, je vois très souvent des personnes qui mangent « plutôt bien », qui ont essayé plein de choses pour leur digestion, mais qui restent ballonnées, fatiguées, inconfortables le soir.
Je pense par exemple à Sophie.
Ses journées se passaient presque entièrement assise : écran, réunions, dossiers.
Le matin, tout allait à peu près bien.
Mais à partir de la fin d’après-midi, son ventre se tendait.
Le soir, elle avait des ballonnements importants et une fatigue lourde.
On a bien sûr ajusté l’alimentation… mais surtout, on a commencé par quelque chose de très simple :
deux micro-pauses dans la journée et dix minutes de marche après le dîner.
Trois semaines plus tard, elle me disait :
« Je dors mieux. Mes ballonnements ont diminué. Et j’ai retrouvé un peu d’énergie en fin de journée. »
Même logique avec Gaëlle, qui se plaignait de douleurs abdominales et d’un transit irrégulier.
Ce qui avait changé dans sa vie, ce n’était pas son assiette, mais son travail : plus d’heures passives, plus de temps assise.
On a mis en place un rituel simple : marcher quelques minutes entre les pauses et ajouter deux petites séances de renforcement doux par semaine.
Résultat : un transit plus régulier, moins de spasmes, et un ventre beaucoup plus calme.
Ces résultats peuvent sembler presque trop simples pour être vrais.
Mais ils sont parfaitement cohérents sur le plan physiologique.
Pourquoi bouger aide vraiment la digestion
Quand tu bouges, même doucement, tu stimules mécaniquement ton tube digestif.
La marche, par exemple, active la motricité intestinale.
Elle favorise l’avancée du bol alimentaire et limite le temps de stagnation dans l’intestin.
Moins de stagnation, c’est moins de fermentation… et donc moins de ballonnements.
Attention cependant : il ne s’agit pas de faire un entraînement intensif juste après manger.
Une activité trop intense détourne le sang vers les muscles et met la digestion en pause.
Ce qui est bénéfique ici, c’est le mouvement doux, comme une promenade tranquille.
Le mouvement agit aussi sur la circulation sanguine.
Les muscles fonctionnent comme une pompe : ils favorisent l’oxygénation des tissus et l’élimination des déchets.
Quand on reste immobile trop longtemps, cette circulation ralentit, les tissus sont moins bien nourris, et la digestion devient moins efficace.
Autre point important : le muscle est un véritable organe métabolique.
Plus tu as de masse musculaire fonctionnelle, mieux ton corps gère les sucres, l’inflammation et l’énergie.
À l’inverse, quand la masse musculaire diminue, le métabolisme ralentit, la glycémie devient plus instable, et tout cela pèse sur la digestion… mais aussi sur l’humeur et la fatigue.
Enfin, il y a le rôle du système nerveux.
Dans la journée, tu es souvent en mode « action », « stress », « concentration ».
La digestion passe alors au second plan.
Le soir, quand tu relâches enfin, le corps se remet à traiter ce qu’il a mis de côté.
Et c’est là que surgissent spasmes, gaz, douleurs et ventre gonflé.
Ce n’est pas ton dîner qui est soudainement « mauvais ».
C’est toute la charge de la journée qui se libère d’un coup.
Remettre du mouvement sans se transformer en sportive
Bouger ne veut pas dire faire du sport intensif.
Il existe plusieurs formes de mouvement, toutes utiles : la mobilité, le cardio doux comme la marche, et le renforcement musculaire léger.
L’objectif n’est pas la performance.
C’est la régularité.
Remettre du mouvement peut commencer très simplement :
en se levant plus souvent dans la journée,
en marchant quelques minutes après les repas,
en ajoutant deux petits temps de renforcement par semaine.
Ce sont ces gestes répétés qui recréent un flux dans le corps, qui relancent la digestion et qui apaisent progressivement le système nerveux.
Bouger comme un soin, pas comme une punition
Le mouvement n’est pas une injonction de plus à ajouter à ta liste.
Ce n’est pas une question de calories à brûler ni de performance.
C’est un soin.
Comme boire de l’eau.
Comme dormir.
Comme respirer.
Et surtout, chaque petit pas compte.
Cinq minutes de marche valent toujours mieux que zéro.
Deux micro-pauses dans la journée valent mieux qu’aucune.
Après deux ou trois semaines, beaucoup de personnes remarquent :
un ventre moins gonflé le soir,
un transit plus régulier,
une énergie plus stable,
et parfois même un sommeil amélioré.
En conclusion
Bouger, ce n’est pas seulement « faire du bien à son ventre ».
C’est envoyer un message clair à son corps :
« Je prends soin de toi. »
La sédentarité n’est pas une fatalité.
Ce sont des habitudes qui se transforment, petit à petit, quand on comprend ce qui se joue vraiment dans le corps.
Et si aujourd’hui, ton ventre te parle à travers des ballonnements, des douleurs, un transit capricieux ou une fatigue persistante, ce n’est pas un hasard.
Le mouvement est une pièce essentielle du puzzle… mais ce n’est pas la seule.
Dans ma méthode Happy Belly, j’accompagne justement les femmes à remettre de la cohérence entre leur digestion, leur système nerveux, leur alimentation et leur rythme de vie.
On ne se contente pas de “bouger plus” : on apprend à écouter son corps, à manger de façon vraiment digeste, à apaiser le stress qui bloque la digestion, et à créer des routines simples et durables.
Si tu as envie d’aller plus loin que quelques conseils ponctuels, et de comprendre ce dont ton ventre a réellement besoin, trendez-vous dans Happy Belly 😉






