Ton ventre gonfle en fin de journée. Ton transit fait ce qu’il veut. Tu as mal sans raison apparente, alors que tu fais attention à tout ce que tu manges.

Tu as déjà supprimé des aliments. Tu prends des compléments. Tu as consulté, parfois plusieurs fois. Et rien ne change vraiment.

Alors une petite voix commence à te dire que c’est ta faute. Que tu ne fais pas encore assez bien.

Je connais cette voix par cœur. Je l’ai écoutée pendant des années. Et pourtant, j’étais naturopathe.

Dans cet article, je te raconte mon histoire et les 5 erreurs que j’ai faites avant de comprendre ce qui se passait vraiment dans mon ventre. Pas pour que tu me plaignes, mais parce que je suis à peu près sûre que tu vas te reconnaître dans au moins l’une d’entre elles.

Noël 2015 : la « gastro » qui n’est jamais partie

Tout commence à Noël 2015, chez mes beaux-parents, dans le Nord. Je tombe malade. Une gastro, pense tout le monde. Moi la première.

Sauf que les jours passent, puis les semaines, et la gastro ne part pas. Mon transit ne revient jamais à la normale. Puis il y a du sang, des glaires. Je consulte, on fait une coloscopie, et le diagnostic tombe : rectocolite hémorragique, une maladie inflammatoire chronique de l’intestin.

J’ai été diagnostiquée et suivie médicalement, et un traitement anti-inflammatoire a calmé mes poussées. Tout ce que je partage ici vient en complément de ce suivi, jamais à la place.

Ce qui est fou dans cette histoire, c’est que je connaissais la digestion, l’intestin, le microbiote. Sur le papier, je savais tout. Et j’ai quand même tout fait de travers.

Erreur n°1 : croire que savoir suffit

Quand c’est ton ventre qui souffre, tu ne réfléchis plus en experte. Tu réfléchis en femme qui a mal et qui veut que ça s’arrête.

Le savoir ne protège pas de la peur. Et quand on a peur, on cherche la solution rapide : un aliment à enlever, un complément à ajouter, n’importe quoi qui donne l’impression d’agir.

Ce que tu peux en retenir : si tu sais ce que tu « devrais » faire mais que tu n’y arrives pas, tu n’es pas nulle. Tu as besoin d’un cadre et d’un accompagnement, pas d’une information de plus.

Erreur n°2 : croire que supprimer, c’est soigner

J’ai fait ce que font toutes les femmes qui veulent bien faire : j’ai supprimé. Je suis devenue vegan, puis j’ai arrêté le gluten, puis le lactose. À chaque fois, quelques jours un peu mieux, puis les symptômes revenaient.

Au bout de plus de deux ans, je ne mangeais presque plus que des biscottes de sarrasin et de la purée d’amande. Et j’étais toujours malade.

Mon problème n’était pas ce que je mangeais en trop. C’était ce que mon ventre n’arrivait pas à digérer, et ce que je ne lui donnais plus.

C’est toute la différence entre manger sain et manger digeste. Une assiette peut être parfaite sur le papier et très difficile à digérer pour ton ventre à toi. C’est la première chose que j’aurais voulu qu’on m’explique, et j’y ai consacré tout un livre, Mangez Digeste.

Ce que tu peux en retenir : si chaque éviction te soulage quelques jours puis que tout revient, le problème est probablement ailleurs que dans l’aliment supprimé.

Erreur n°3 : empiler les solutions

En parallèle, je prenais des compléments. Un pour ci, un pour ça, un autre « au cas où ». Et je voyais des thérapeutes, beaucoup. Rien ne marchait.

Avec le recul, je sais pourquoi : je cherchais LA solution, le complément miracle, le praticien qui allait enfin trouver. Je ne me suis jamais demandé dans quel ordre il fallait faire les choses.

Ce que tu peux en retenir : une solution de plus ne remplace pas une démarche dans le bon ordre. Avant d’acheter un nouveau complément, demande-toi pourquoi tu le prends et ce que tu en attends précisément.

Erreur n°4 : contrôler son corps au lieu de le nourrir

Mon premier déclic n’a pas été une révélation magique. Plutôt de la fatigue, celle de me priver pour rien.

J’ai recommencé à manger des protéines animales. Ce jour-là, je n’ai pas eu mal. Pour la première fois depuis des années, j’ai senti que je nourrissais vraiment mon corps.

Je ne te dis pas de manger de la viande, ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que je passais mon temps à surveiller mon corps et à lui retirer des choses, sans me demander s’il avait ce dont il avait besoin.

On ne répare pas un ventre qu’on affame. Ton intestin a besoin de matériaux pour se reconstruire.

Ce que tu peux en retenir : si tu ne manges plus que quelques aliments « qui passent » et que tu es épuisée, la première étape n’est peut-être pas d’enlever, mais de réapprendre à nourrir ton corps avec des aliments que ton ventre digère vraiment.

Erreur n°5 : croire que tout se joue dans l’assiette

Je remangeais mieux, ça allait mieux. Mais les poussées revenaient quand même.

Pendant tout ce temps, je vivais à cent à l’heure : toujours mille projets, toujours le pied sur l’accélérateur. Mon corps ne réclamait qu’une chose : du calme, du sommeil, du repos.

C’est mon deuxième déclic. L’assiette ne suffisait pas : il a fallu ralentir, dormir, apaiser mon système nerveux. Aujourd’hui, je dis que ma rectocolite, c’est mon modérateur de vitesse.

Quand tu vis en mode « je tiens », ton corps passe en mode survie, et la digestion est la première fonction qu’il met de côté. Tu peux avoir l’assiette la plus digeste du monde : si tu manges en courant, en pensant déjà à la suite, ton ventre ne peut pas faire son travail correctement.

Ce que tu peux en retenir : tes troubles digestifs ne se règlent pas seulement dans ton assiette. Ton rythme, ton sommeil et ton stress comptent tout autant.

Ce n’est pas que tu ne fais pas assez

Si tu fais tout bien et que ton ventre ne suit pas, ce n’est pas un manque de discipline. C’est peut-être simplement que tu cherches au mauvais endroit.

Un aliment de moins ou un complément de plus ne règle pas ce qui se passe vraiment dans ton ventre. Ce qui change les choses, c’est de comprendre comment ton ventre digère, et dans quel état tu manges.

La nouvelle santé, pour moi, commence avant le diagnostic : quand tu écoutes ton ventre avant qu’il ne crie.

Aujourd’hui, ma rectocolite est en sommeil. Je fais du sport tous les jours, je mange de tout, et je m’autorise une raclette de temps en temps sans souffrir. C’est mon chemin, pas une promesse : chaque histoire est différente, et une maladie inflammatoire se suit avec un médecin.

Quand consulter avant tout

Un accompagnement naturopathique ne remplace jamais un diagnostic médical. Consulte sans attendre si tu remarques du sang dans les selles, une perte de poids inexpliquée, des douleurs qui te réveillent la nuit, un changement durable de ton transit, ou tout symptôme nouveau ou inquiétant. Et si ça ne s’améliore pas, n’hésite pas à insister.

Ta première étape cette semaine : observer

Si je ne devais te donner qu’une chose à faire, ce serait celle-là : ne supprime rien de plus. Observe.

Pendant trois jours, note ce que fait ton ventre, après quoi, à quel moment de la journée, et surtout dans quel état tu étais en mangeant.

Pour t’aider, j’ai préparé une fiche gratuite avec les 5 questions que j’aurais aimé me poser avant de tout changer, et une page pour noter tes trois jours d’observation : 👉 juliecoignet.com/241

Le programme que j’aurais voulu avoir

Quand j’ai créé Happy Belly, je l’ai pensé comme le programme que j’aurais voulu avoir à Noël 2015. Pas un régime, pas une liste d’interdits de plus : un chemin dans le bon ordre. D’abord comprendre ton ventre, puis le soulager avec une assiette digeste, apaiser ton système nerveux, et enfin réparer en profondeur. Avec quelqu’un à côté pour t’aider à garder le cap.

Si tu te demandes si c’est fait pour toi, tout est expliqué ici : 👉 Découvrir Happy Belly

Et si tu préfères commencer tout doucement, mon quiz digestif gratuit t’aide à savoir par où commencer, selon ton ventre à toi : 👉 Faire le quiz