Et si la musique pouvait être éthique et responsable ?

Malgré les apparences c’est pourtant officiel, le 21 Juin est le 1er jour de l’été !

Une nouvelle  surprenante au vu du climat parisien de ces derniers jours, je vous l’accorde, mais il va bien finir par arriver ce fichu été… accompagné par le soleil, les terrasses de café bouillonnantes, et les barbecues à gogo….

Quoi qu’il en soit, c’est une belle occasion de faire la fête et comme depuis 30 ans ce sera chose faite ce soir grâce à la traditionnelle Fête de la Musique !

Musique ethique et responsable

A cette occasion, j’ai eu envie de faire un petit tour d’horizon de la scène musicale actuelle en creusant plus particulièrement sur sa dimension éthique et écologique !

Green Wibes…

On reproche trop souvent à l’univers musical, aux concerts et autres festivals d’être peu (voire pas du tout) respectueux de l’environnement : décors éphémères, dépense excessive d’énergie, accumulation de déchets, utilisation de plastiques ni recyclés ni recyclables pour les bâches ou la signalétique, etc…

Pourtant, de manière encore trop discrète, la notion d’empreinte environnementale fait peu à peu sa place dans le monde de la musique. Des efforts son fait en faveur de l’environnement et tentent de rendre ces événements plus responsables tels que l’utilisation d’ampoules à basse consommation ou d’énergie verte, l’installation de poubelle de tri, la distribution de vaisselle biodégradable, etc.

Le Festival We Love Green dont je vous parlai déjà ici en sera, je pense, un magnifique exemple !

Mais la musique version « Green » ne se résume pas à cela, chaque artiste exprime sa prise de conscience à sa manière et cela via un message engagé dans ses chansons, la création d’instruments innovants issus du recyclage et de la Nature, ou encore une démarche plus globale de diminution de son impact.

Petit tour d’horizon…

Les engagés

Des artistes comme le groupe Tryo, Radiohead, Yannick Noah, Zazie ou encore le québécois de Cowboys Fringant chantent leurs valeurs, et réussissent à faire passer un message auprès de toute une génération. Ils mettent également tout en oeuvre pour limiter l’impact environnemental de leurs diverses prestations.

Un des grands classiques du genre dont je ne me lasse pas c’est « l’hymne de nos campagnes » du groupe Tryo ! Sortie en 1998, les paroles sont encore follement actuelles..

Les pros du recyclage

Si certains utilisent les mots pour traduire leur engagement en faveur de l’environnement, d’autres utilisent l’innovation et les instruments eux-même !

C’est le cas par exemple de Donald Knaack alias Junkman qui a choisi d’utiliser des instruments issus du recyclage ! Une jolie façon de donner une seconde vie à ses vieux objets!

Le résultat en images :

La nature pour instrument 

Toujours novateurs, certains utilisent tout simplement la Nature elle même pour créer leur musique !  On découvre alors des artistes faisant de la musique avec des légumes, ou d’autres enregistrant directement les différents sons que peut produire un arbre !

Deux exemples (pas vraiment à mon goût musicalement parlant) qui méritent d’être souligné pour leur ingéniosité :

Vegetable Orchestra

Music from a tree

Quand musique rime avec éthique… 

Musique ethique et responsable 2

Le piller social du Développement Durable n’est pas en reste non plus dans l’univers musical. Certains artistes et producteurs s’engagent pour un avenir plus éthique et responsable à travers diverses initiatives comme l’association Fairplaylist qui explore les relations entre commerce équitable, diversité, écologie et musique via une plateforme numérique dédiée aussi bien aux artistes qu’aux professionnels et amoureux de la musique !

Cette association est d’ailleurs à l’initiative d’une charte de musique éthique et d’un centre de ressource pour une musique éthique et solidaire dans le but de fédérer les acteurs de la filière et instaurer des rapports plus justes entre eux.

Autres initiatives remarquables, le label ZIKETIK (pour musique équitable), créé par Jordy Serras, directeur de Tatanga Productions, qui aide de jeunes groupes africains dans la production et la réalisation de leurs premiers albums ou encore eZIC un distributeur d’œuvres d’artistes indépendants ou en autoproduction, qui sur le principe de la musique équitable, reverse 70% à 90% de ses recettes en direct aux artistes.

Malheureusement ces initiatives sont encore légères face au pouvoir des labels connus et reconnus que je ne citerais pas ici mais qui semblent toujours très loin de ces problématiques éthiques et/ou environnementales.  Je continue tout de même à penser que quelques petites initiatives permettront un jour de grands progrès !

Pour conclure en musique et comme une sorte d’offrande à la Terre pour que l’été pointe enfin le bout de son nez, voici ma Green Playlist perso !

Bonne fête de la musique à tous !

 

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