Remplacer la presse papier par le numérique… Est-ce vraiment plus écologique, plus éthique ?

J’aime lire la presse. Depuis longtemps.

J’aime aussi lire des livres, c’est une chose, mais la presse écrite et son lot quotidien, hebdomadaire ou mensuel de nouveautés et d’actualités toutes fraiches me séduit tout particulièrement.

Par contre, en recherche permanente de solutions pour diminuer l’impact de ma vie sur l’environnement (et sur l’homme), je me suis récemment demandé comment arrêter de remplir ma poubelle avec tous ces journaux et magazines chaque semaine ?

Presse écrite ou numérique ? JulieFromParis J’aime me rendre chaque fin de semaine chez mon libraire pour acheter quotidiens et magazines de toutes sortes (santé, bien-être, féminin, déco, sport, éco… people aussi parfois.)

Je m’empresse ensuite de les dévorer, j’arrache les pages que je pense relire plus tard et puis je les jette.. parfois je les laisse dans le train en espérant faire des heureux, parfois je les donne à une amie ou à une voisine.. parce que je dois bien avouer que ça me fait mal au coeur de les lire si vite et de m’en séparer aussitôt alors qu’ils sont la plupart du temps encore comme neufs…

Je suis alors partie à la recherche d’une alternative…

La première des solutions serait d’arrêter de lire la presse : option refusée !

La deuxième option que j’ai trouvé, idéale pour réduire mes déchets papier, c’est le passage à la presse numérique sur tablette.

Tout d’abord il faut savoir que les études scientifiques que j’ai pu trouvé ne sont pas unanimes sur la minimisation de l’impact sur l’environnement de la presse numérique versus la presse papier; mais, psychologiquement, imaginer mes poubelles s’alléger me semblait déjà être une bonne chose.

J’ai alors fait le tour des kiosques en ligne existants et j’ai choisi ePress :  » le seul kiosque numérique à vous proposer en un lieu unique, à la fois les grands quotidiens, la presse régionale et vos magazines préférés. » 

Une fois l’application installée, j’ai téléchargé mes premières lectures. Dans un premier temps j’ai trouvé ça sympa. Je peux zoomer sur certaines photos, marquer les pages qui m’interessent particulièrement, cliquer sur des liens pour en savoir plus… L’expérience est interessante, mais très différente de celle que je vivais auparavant.

Et puis après plusieurs semaines, j’ai saturé un peu de lire sur un écran, alors que  je passe déjà mes journée le nez dessus… Je n’aime pas la sensation de lire ma tablette au lit alors que j’adorais me coucher avec un bon magazine… J’aimais vraiment la sensation de tourner les pages, d’en arracher certaines pour les relire plus tard (ou pas), de corner celles que je voulais montrer à monsieur…

Et puis, mon buraliste me manque 🙂 Ou plus exactement, je réalise qu’en le « squizzant » je participe un peu à sa perte et je mets de côté l’aspect humain de ma pratique. Pas cool.

Alors que faire ? Limiter l’usage du papier coûte que coûte ou soutenir la presse et le commerce de proximité ?

Dilemne…

D’un côté, il y a  le papier, l’impression, le transport, le recyclage, et le confort d’une lecture plus longue et plus approfondie… De l’autre l’énergie nécessaire au fonctionnement des serveurs qui stocke les données, celle liée à l’utilisation du matériel informatique, la durée de vie de ce matériel, et la possibilité de partager l’information et de la faire circuler rapidement.

J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je n’ai pas la réponse idéale en terme d’impact carbone,  je ne sais pas ce qui est le plus responsable comme choix… Mais comme toujours dans ce cas là,  je vais écouter mon bon sens et je vais retourner visiter mon buraliste chaque semaine pour échanger un sourire ou quelques mots… par contre je me promets de systématiquement, offrir une seconde vie à chacune de mes lectures (amis, voisins, salle d’attente du médecin, cours d’art plastique…)

Et vous, qu’en pensez-vous ? Comment lisez-vous la presse ? Racontez moi, vos retours et vos idées m’intéressent tout particulièrement !!

 

 

16 thoughts on “Remplacer la presse papier par le numérique… Est-ce vraiment plus écologique, plus éthique ?

  1. Ton article me touche particulièrement, car je me suis posée et me pose encore cette question.
    Finalement, on est arrivé à une demie mesure à la maison : nous sommes abonnés à deux magasines dont nous souhaitons gardé le contenu car les numéros contiennent des recettes par exemple, ou encore des sujets qui ne nous concerne pas tout de suite mais qui pourront nous intéresser bientôt (par exemple, un magasine sur l’éducation bienveillante qui parlait de la propreté alors que notre fils se baladait encore tranquillement avec ses jolies couches lavables, cet article nous a servi quelques mois plus tard). De temps en temps, nous achetons un magasine dont le numéro nous plait particulièrement.
    Pour le reste, quotidiens, autres magasines, on lit en ligne, avec ou sans abonnements.

  2. Un article bien intéressant ! Je me suis posée cette question aussi.
    Au final, j’ai gardé comme toi la version papier … Mais j’ai vu à la baisse mes achats, et j’évite les magasines people et autres sans intérêt, histoire de me dire que je ne jette pas pour rien 🙂

  3. Bonjour Julie,
    Tout comme toi je me suis trituré les méninges car je « consomme » beaucoup de presse écrite et de livres et que mon libraire m’a fait part il y a peu des grandes difficultés financières qu’il rencontre.
    Pour les livres, je suis passée au tout numérique ou presque, je n’achète en version papier que les bouquins que je veux pouvoir manipuler facilement au quotidien (exemple typique: les livres de cuisine)
    Pour les magazines, je reste fidèle au papier mais j’ai un circuit hyper rodé pour les partager avec des amies, ma mère, ma belle-mère ou mes collègues (j’ai estimé que chaque mag est lu par environ 5 personnes au moins)
    Bref, papier ou numérique c’est pas si simple 🙂
    A bientôt, Paola.

  4. Salut Julie, j’ai lu ton post il y a 3 jours et j’ai cogité depuis sur ma consommation de magazines, journaux et consorts. J’en arrive à la même conclusion que toi et j’ai choisi de continuer à acheter les versions papier pour le plaisir de lecture et les possibilités d’échange. Reste une piste : la bibliothèque. Selon on l’on vit, on peu avoir plus ou moins de choix mais c’est pour moi un moyen de rester en version papier sans qu’il n’y ait d’usage unique. Bonne fin de dimanche 🙂

  5. Salut Julie, j’ai lu ton post il y a 3 jours et j’ai cogité depuis sur ma consommation de journaux/magazines et consorts. J’en suis arrivée à la même conclusion que toi. Privilégier le papier pour le contact, la possibilité de revenir en arrière, et pour le faire passer à quelqu’un. Une autre solution : la bibliothèque. Selon où l’on vit, le choix est plus ou moins important mais c’est une façon de rester sur le format papier sans être dans l’usage unique. Bon dimanche 🙂

  6. Salut Julie ! Je pense que l’impression du papier a un impact moins important que la production d’outils électroniques, après les impacts sociaux que ça a si on réfléchit aux Conflict Minerals notamment. Si une forêt est géré durablement, à la limite on peut même extrapoler en admettant qu’elle consomme du carbone en poussant….non ?

    Au passage, tu connais Troc de Presse ? 😉 Cela devrait te plaire et te permettre de prendre la bonne décision!

    Durablement vôtre 😉

    Marion

  7. Hello ! En bonne lectrice de magazines et désireuse de réduire mon empreinte écologique, je me retrouve dans tes questions. Je ne sais objectivement pas du tout ce qui est le plus « vert » entre un magazine papier (donc qui génère des déchets… mais qui peuvent a priori être revalorisés…) ou une version électronique (si tu considères les matériaux non recyclables/toxiques contenus dans une tablette et sa consommation énergétique…). J’ai tenté de trancher avec ce qui me semblait logique : pour les magazines que je lis de façon récurrentes (ex. Terra Eco), je suis abonnée à la version digitale et je la lis sur mon PC ou mon téléphone, et pour les revues plus ponctuelles que j’ai envie de découvrir ou que je peux acheter pour passer le temps dans les transports de temps en temps, je les prends en version papier. Et histoire que ça profite aux autres, je les dépose ensuite dans une petite bibliothèque de rue à côté de chez moi dans laquelle les gens laissent et récupèrent des livres. Je ne sais pas vraiment si c’est ce qui est le plus neutre d’un point de vue environnemental mais je m’accommode assez bien de ce mode de fonctionnement. Je suis d’accord avec toi lorsque tu dis que certaines publications supportent assez mal l’aspect froid du digital (magazines de mode et lifestyle en particulier).

    1. Bonjour Johnnie. Je suis journaliste et je prépare un sujet sur les bibliothèques de rue.
      Je suis en recherche très active (urgente…) de bibliothèques initiées par des particuliers ou des assoc’ (pas par des municipalité)
      En région bordelaise ou parisienne. (Oui, c’est assez précis j’avoue…)
      Aurais-tu des pistes pour moi ??? Où se trouve la tienne ?
      Merci de ta réponse.
      Sonia

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *