Peut-on sauver la planete sans rendre dingue sa famille ?

Cette phrase- titre est la baseline de mon livre de pré-rentrée intitulé No Impact Man, sorti au USA en 2009 et traduit en français cette année.

L’histoire est celle de l’auteur, Colin Beavan, qui se lance un défi, un vrai tournant pour ce journaliste américain, mariée et papa d’une petite fille de tout juste 1 an.

No Impact Man

L’objectif : vivre un an en réduisant au maximum son empreinte environnementale.

Petite définition, l’empreinte environnementale ou écologique est une mesure de la pression qu’exerce l’homme sur la nature.

Imaginez- vous isolé sur une île déserte : quelle devrait être la taille de votre île (terre, lagon et mer accessible compris) pour vous permettre de vivre en autarcie de façon durable et répondre à vos besoins en nourriture, chauffage, matériaux de construction, air pur, eau potable, absorption de déchets ?

Aujourd’hui l’empreinte d’un Américain moyen représente plus de 9 hectares, celle d’un Européen atteint 6 hectares, alors que celle d’un Indien ou d’un Sénégalais atteint péniblement 0,8 hectare!

Compte tenu de la proportion des terres et des océans réellement exploitables, chaque être humain devrait en théorie disposer d’un peu moins de 2 hectares si la «charge» environnementale était répartie de façon homogène, on a donc du boulot !

Colin Beavan avoue avoir depuis peu vraiment pris conscience de l’urgence provoquée par le réchauffement climatique et maintenant il veut agir, à son échelle mais agir et participer à trouver des solutions.

Voici comment il va procéder…

Sa première action vise à arrêter de produire des déchets, et particulièrement des non recyclables.

Pour y parvenir, il devient un spécialiste du compost, évite au maximum les emballages alimentaires et décide de se rendre chez son vendeur de sushi avec son propre Tupperware….

Passage à l’étape suivante : l’utilisation de transport neutre en émission de CO2.

Malin et un peu bricoleur, Colin se fabrique une petite carriole pour transporter sa fille à l’arrière de son vélo… et annule ses trajets en avion prévus pour aller dans sa belle famille cette année (ouhh la bonne excuse :-).

Il se penche ensuite sur l’impact environnemental que représente son alimentation, il se dirige alors vers des produits locaux qu’il transporte au maximum dans des contenants personnels réutilisables.

Mais ceci n’étant pas suffisant, et l’auteur souhaitant vraiment se rapprocher le plus possible de son objectif « zéro impact», il étudie également son mode de chauffage, limite sa consommation d’eau (le bain est proscrit) et d’électricité (aurevoir la télé), et réfléchit à chacun de ses actes de consommation…

Un petit joker cependant; en effectuant des missions à impact positif comme le ramassage de déchets ou le don à des associations, on peut atteindre à un impact neutre.

Ce livre, relais d’une initiative personnelle forte et engagée, est un très bel exemple. Sans poussé l’expérience à son extrême, il donne des solutions dont nous pouvons tous nous inspirer…

Essayer et vous verrez au delà du fait que c’est plutôt très agréable de se sentir « responsable », ces nouvelles méthodes mettront du piment dans votre quotidien 🙂

Depuis cette lecture (j’ai fini le livre il y a 2jours), j’ai déjà commencé à agir et je vous promets de vous tenir informer de tous ce que je vais tester, expérimenter, goûter, découvrir ou devoir supporter….

Première action, symbolique  je l’accorde,  j’ai souscris un abonnement d’un an au Vélib ! Ok c’est pas une révolution ce que je viens de faire mais c’est le début d’une nouvelle vie….

Deuxième action, j’ai pris un billet de train (et non d’avion) pour aller au mariage d’une amie dans le Sud Ouest de la France  (5h de train contre 1h15 d’avion aghhhhh). Mais je suis contente de ma décision… Et puis dans le train avec mon Mac et mon Iphone aucun risque d’ennui.

Parce qu’il faut savoir que  pour ce trajet mon émission de CO2 est évaluée à 10kg en train et à 346kg en avion, Easy to choose !

Ma prochaine révolution va être de réduire  l’impact de mon alimentation… Et là je pars avec un sacré avantage :  je ne mange pas de viande !

A suivre dans une prochaine note…et en attendant je suis ultra preneuse de tous vos conseils et commentaires !

// SAVE THE PLANET //

6 thoughts on “Peut-on sauver la planete sans rendre dingue sa famille ?

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