Lecture – Luxe et Développement Durable, la nouvelle alliance !

Luxe et Développement Durable, la nouvelle alliance

Luxe et Développement Durable….. certains sont encore sceptiques à l’association de ces 2 termes; pour ma part c’est une alliance qui m’interpelle depuis quelque temps déjà,  convaincue que malgré les à priori, le secteur du Luxe et les enjeux du Développement Durable ne sont certainement pas antinomiques.

Précurseur de cette nouvelle alliance, le salon 1.618 sustainable Luxury tente depuis 2008 déjà de se battre contre les préjugés et d’apporter des exemples concrets et pertinents de cette nouvelle alliance, finalement assez naturelle (respect des matières premières, temps, préservation des savoirs-faire, etc…).

Toujours très concernée par ce lien, inévitable, qui uni le luxe et le Développement Durable, je me suis rendu mardi dernier dans le sublime hôtel Shangri-La à l’occasion du  lancement de l’ouvrage  « Luxe et Développement Durable : La Nouvelle Alliance «  écrit par Cécile Lochard (CitizenLuxury) et Alexandre Murat (fondateur et président d’Adamence).

Luxe et Développement Durable, la nouvelle alliance 2

La salle est comble, tous les principaux acteurs de cette nouvelle alliance ont fait le déplacement (j’ai pu croiser par ex Laurent Claquin PPR, Sylvie Bénard LVMH, Erwan Le Louer JEM, l’équipe 1.618 Sustainable Luxury, etc…)

Après une présentation croisée (très réussie), Cécile et Alexandre nous présente la problématique du livre : comment faire évoluer le secteur du Luxe vers une prise en compte systématique du Développement Durable ?

Extrêmement documenté, l’ouvrage présente un état des lieux de la situation actuelle par le biais d’expériences inédites et innovantes en terme de Développement Durable, mais aussi des interviews de plus de 50 experts du Luxe et/ou du Développement Durable, des recommandations stratégiques et des réflexions prospectives.

Sans aucun doute (et non pas parce que je voue une grande admiration à Cécile Lochard 🙂 ), cet ouvrage est aujourd’hui LA référence sur le sujet du Luxe et du Développement Durable.

J’ai également profité de mes retrouvailles avec Jérôme Schehr (qui après avoir imposé un « luxe respectable » au Fouquet’s, est aujourd’hui DAF et Directeur Développement Durable du Shangri-La France et Europe) pour lui demander quelques infos sur la démarche du Shangri-La

Passionné et donc intarissable sur le sujet, Jérôme m’explique que la notion de RSE est depuis toujours dans l’ADN du groupe et que même si elle est plus marquée dans les Resorts nature, les hôtels urbains du groupe ne sont pas négligés pour autant. Le groupe s’est engagé et agit dans 5 domaines clé de la RSE : protection de l’environnement, santé & sécurité, mobilisation des salariés, implication des parties prenantes et de ses fournisseurs.

L’objectif est d’inspirer, mobiliser et éduquer tous les acteurs tout en valorisant les initiatives communautaires locales à chaque étape du développement du groupe.

Pour ceux qui le souhaitent, vous trouverez la démarche en détail ici !

Parce que le Luxe se doit aujourd’hui d’être durable autant que désirable !

Infos pratiques :

Luxe et Développement Durable, la nouvelle alliance – Editions Eyrolles

Disponible dès à présent dans toutes les bonnes librairies (édition Eyrolles) ou en ligne !

Ps : vos retours m’intéressent !

 

2 thoughts on “Lecture – Luxe et Développement Durable, la nouvelle alliance !

  1. Pas convaincu…

    Partant du syllogisme que ce qui est rare est cher, et que fondamentalement développement implique croissance, nous pouvons donc bâtir le raisonnement suivant :
    – Luxe : utilisation plus ou moins raisonnée de produits rares,
    – Développement : croissance. Au sens entreprenarial, augmentation du CA, soit en augmentant le prix de ses produits (allant de mise avec la raréfaction de la ressource exploitée), soit en rendant accessible la rareté à de nouveaux clients nouvellement fortunés. Le nombre augmentant, permettant à moyen terme de raréfier la ressource et donc d’augmenter ses marges.
    – Durable : quelle est l’échelle de temps ?

    Donc « Luxe et développement durable » est un double oxymoron (développement durable en étant un en soi). Tout développement n’est pas durable : ce n’est qu’une question d’échelle de temps pour mesurer. Le luxe, impliquant l’utilisation des produits les plus rares et leur mise à disposition à travers le monde entier aux personnes les plus fortunées, ne fait que raccourcir cette échelle temporelle avant épuisement de la ressource.

    Je pense que les marques citées dans l’article en sont une belle illustration : majorité du CA à l’export et pour ce qui est de la France, majorité des ventes réalisées auprès d’une clientèle étrangère : bilan carbone catastrophique…
    Conclusion (qui n’engage que moi) : le luxe durable est une fumisterie, visant pour ces marques à se racheter une conscience tout en surfant sur la vague.

    A moins d’une complète transparence sur le bilan carbone de ces initiatives, je ne pense pas qu’il faille nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

    Cdlt

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